Archives de catégorie : Etude de un cours en miracles

Complaisance ou bienveillance

Complaisance ou bienveillance

La complaisance est un état d’esprit envers moi-même qui me justifie de faire ma volonté. C’est un choix qui semble se porter sur ce qui est facile, mais qui entraîne une culpabilité car le but est de satisfaire un désir personnel, tout en envisageant qu’une autre action s’opposerai à la satisfaction de ce désir.

Alors que la bienveillance est un état d’esprit, qui n’envisage qu’un « bien » être, simple et sans opposé. Toutes les formes des actions effectuées sont donc interprétées avec cet état d’esprit, comme un observateur neutre et sans jugement.

Comme le relève le Cours En Miracles, il y a un chemin qui n’est pas facile, mais qui est simple. Reconnaître la simplicité est le choix de la bienveillance pour moi-même et pour les autres.

« La partie qui écoute la Voix pour Dieu est calme, toujours en repos et entièrement certaine. C’est réellement la seule partie qui soit. L’autre partie est une folle illusion, frénétique et éperdue, mais sans aucune sorte de réalité. Essaie aujourd’hui de ne pas l’écouter. Essaie de t’identifier avec la partie de ton esprit où le calme et la paix règnent à jamais. Essaie d’entendre la Voix de Dieu t’appeler avec amour, te rappelant que ton Créateur n’a pas oublié Son Fils. » Leçon 49, 2, UCEM.

Catherine-Sylvie ZUFFEREY / facilitatrice groupe de Sion/Suisse/ extrait du blog http://www.pratique-ucem.ch

Solidarité ou pardon des différences

L’aide est une forme dont l’origine peut-être de nature différente. Il y a une façon d’aider qui est un mouvement envers l’autre, qui est totalement désintéressé et détaché, que l’on peut nommer « solidarité », définie comme une dépendance réciproque.  Mais il y a une autre façon d’apporter de l’aide, qui est un mouvement vers l’autre avec une intention de se racheter. L’autre est perçu alors comme étant dans le besoin et cette projection est le fruit d’une culpabilité profonde liée à la croyance au manque. Cette croyance est le moteur d’un monde égotique, qui a pour loi plus ou moins consciente : « ce que j’ai, je l’ai pris à un autre et ce qui me manque, doit être obtenu de l’autre ». Je peux observer les formes que peuvent prendre dans ma perception du monde, l’allégeance à cette loi.

Cette croyance s’appuie sur mes jugements ou plus subtilement sur des comparaisons, ce qui revient à faire des différences entre ceux qui ont et ceux qui manquent, et plus sournoisement, entre ceux qui méritent et ceux qui ne méritent pas. Rapidement, au fil des informations contradictoires, des changements, apparaît l’impossibilité de faire ces différences, ce qui va amener une certaine confusion. C’est le propre de l’esprit qui se croit séparé, que l’on peut nommer « ego » et qui va par tous les moyens tenter d’obtenir ce dont il croit manquer ou se racheter pour ce qu’il croit avoir pris et dont il se sent coupable, rendant l’idée même de solidarité inconcevable.

Comment je considère l’autre va déterminer le type d’aide. Si la solidarité se définit notamment par une réciprocité, cela m’engage à envisager l’aide comme un échange, en le considérant comme mon égal, sans me fonder sur une pensée de séparation. C’est le propre d’un esprit qui se souvient de qui il est réellement.

« Un miracle est un service. C’est le service maximal que tu puisses rendre à autrui. C’est une façon d’aimer ton prochain comme toi-même. Tu reconnais simultanément ta propre valeur et celle de ton prochain. » Extrait d’Un Cours En Miracles, Chap.1, principe 18.

Catherine-Sylvie ZUFFEREY / facilitatrice groupe de Sion/Suisse/ extrait du blog http://www.pratique-ucem.ch

Bonheur ou satisfaction

Il y a une sorte de satisfaction, voire de soulagement, qui est étroitement liée à la peur. C’est souvent appelé « bonheur ». Ce « bonheur » n’est que la face mise temporairement en lumière de l’idée d’un malheur qui guette.

Si ce bonheur, qui serait une forme d’émotion, dépend de conditions extérieures, il ne peut immanquablement qu’être assorti de la peur de perdre cet état en perdant les conditions, qui, puisqu’elles sont extérieures, sont forcément changeantes et aléatoires. Dans ce contexte, il ressort clairement que les questions se posent autour d’un « avoir », qui ne peut que continuer à nourrir l’histoire d’un monde changeant, instable et fondamentalement impermanent, donc effrayant si c’est la seule réalité.

Pourtant dans une quête authentique, c’est la question « qui suis-je » qui est la plus en lien avec une idée de bonheur. Cette dimension essentielle et simple est pourtant à l’origine de maintes distractions pour être éludée, voire niée. La quête elle-même peut devenir l’obstacle, comme un refus de la simplicité de ce qui est là, pour moi, pour chacun, toujours et à chaque instant.

La question n’est plus comment atteindre le bonheur, mais pourquoi le refuser, quels sont les obstacles ? Suis-je prêt à accepter la réalité de ce « je suis » dans ce monde illusoire et la simplicité du bonheur qui m’est donné à vivre ?

« Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car toute ta douleur vient simplement d’une quête futile de ce que tu veux, là où tu persistes à vouloir le trouver. » Extrait Un Cours En Miracles, Texte, chap.29,VII.

Catherine-Sylvie ZUFFEREY / facilitatrice groupe de Sion/Suisse / extrait du blog http://www.pratique-ucem.ch

Confinement ou Pardon des limitations

«  si tu te laisses fasciner par ce qui n’est pas à toi, si tu t’attaches à ce qui dépend d’un autre et qui est périssable, tu t’es livré toi-même à l’esclavage… » Epictète dans De la liberté.

Peut-être que la question n’est pas « être ou ne pas être confiné », ni « avant et après le confinement », mais « qu’est-ce que le confinement représente pour moi » ?

La question est intime et personnelle et trouver la réponse, demande à chacun une introspection. Ce chemin est balisé par toute sorte de démarches spirituelles qui peuvent accompagner dans cette quête du « Connais-toi toi-même ». Pourtant de la même façon que seul le rêveur connaît les clés d’interprétation de ses rêves, chacun doit trouver comment il a fabriqué le sien.

Je peux observer que l’idée du confinement qui est vécu sous différentes formes, ne date pas d’aujourd’hui dans ma pensée. Cette idée a été projetée à différents niveaux, que ce soit sur le monde, sur ma relation aux autres, sur mon corps, sur ma façon de penser. Les limitations perçues sont soutenues par toutes sortes de jugements : un monde plus écologique, des personnes bien-pensantes, un corps sain, une pensée juste…par exemple. Ces pensées sont le propre d’un esprit qui se croit limité aux formes extérieures et si je pose les questions quant à ce que doivent être ces formes, je continue à avoir des réponses changeantes selon les personnes, les circonstances, les situations. Par contre si je cherche une réponse claire et stable, il faut poser la question au-delà des formes changeantes : l’esprit.

Le cours en miracles propose un processus psycho-spirituel : comment me souvenir de l’esprit tout en observant mon fonctionnement et mon système de croyance. « Ce qu’un homme pense, il le perçoit. Par conséquent, ne cherche pas à changer le monde, mais choisis de changer ton esprit au sujet du monde. La perception est un résultat et non une cause ». UCEM, chap. 21, introduction.

Pour faire une nouvelle expérience, il faut accepter le saut dans le vide : renoncer à ce que j’ai cru jusque-là et ce que j’ai déjà prévu pour la suite. C’est le pardon des limitations. Une vision profondément différente en est l’effet. C’est le miracle. L’expérience est une joie simple et paisible.

« Le monde que tu vois te montre simplement combien de joie tu t’es permis de voir en toi et d’accepter comme tienne. Et si cela est sa signification, alors le pouvoir de lui donner la joie doit résider en toi. » UCEM, chap. 21, introduction.

Catherine-Sylvie ZUFFEREY / facilitatrice groupe de Sion/Suisse / extrait du blog http://www.pratique-ucem.ch

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L’étude du Cours en Miracles implique l’apprentissage d’un processus psychologique et spirituel, mais aussi symbolique et métaphysique sur la base du livre :

« Un Cours En Miracles » (UCEM) 

« Ce cours est un cours en formation de l’esprit »

(Textes/Exercices pour étudiants/Manuel pour enseignants/Clarifications des termes)

 

Ce site a pour objectif de faire connaître des groupes qui étudient « Un Cours En Miracles » (UCEM), en se basant sur la compréhension de Michèle-Rose Wainhouse, élève de Kenneth Wapnik

Les personnes facilitatrices du Cours citées en référence sur ce site sont des élèves de Michèle-Rose Wainhouse.

Le modèle psycho-symbolique qu’elle a développé a pour fonction « d’aider les élèves de ce cours, comme tous ceux qui sont engagés dans une démarche de connaissance de Soi, à observer et à décoder leurs propres croyances et motivations qui sont généralement dissimulées sous des concepts de normalité, d’habitudes de penser, d’opinions, de clichés et de jugements de valeur qui ne sont pas reconnus pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des obstacles à l’éveil ».